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jeudi, août 18, 2022

Véran rassure sur Omicron, l’Italie s’attaque aux non-vaccinés… Le point sur la pandémie

Alors qu’Omicron reste la version la plus contagieuse du coronavirus, Olivier Véran a tenté de dédramatiser devant les sénateurs ce lundi, signalant que le nouveau variant Omicron « donne moins de détresse respiratoire » et par conséquent raccourci les séjours des patients à l’hôpital. Une donnée importante afin d’anticiper une possible saturation des systèmes de santé français. Le ministre de la Santé a rassuré également en s’appuyant sur l’état de la situation sanitaire outre-manche, qui laisse apparaître un pic de contamination en baisse. Ailleurs en Europe, l’Italie renforce sa politique de restriction envers les non-vaccinés, les privant de sortie au restaurant mais aussi de voyages à travers le pays.  

  • Des séjours à l’hôpital plus courts sous Omicron

« Le variant Omicron envoie moins les patients en réanimation ». Olivier Véran a cherché à rassurer lors d’une audition devant les sénateurs ce lundi. Affectant principalement les parties hautes des voies respiratoires, le variant Omicron, apparu fin 2021, « provoque des séjours hospitaliers plus courts pour les nouveaux patients que pour ceux contaminés par les variants précédents ». Il a détaillé devant l’hémicycle que les personnes hospitalisées vont avoir des besoins en oxygène durant trois à quatre jours puis pouvoir sortir de l’hôpital. La durée moyenne des hospitalisations étant un critère important à prendre en compte afin d’estimer et d’anticiper à quel point le milieu hospitalier risque d’être saturé face au déferlement de la vague Omicron. 

Olivier Véran a également constaté un pic de contamination en baisse au Royaume-Uni et une vague liée au variant Omicron en Afrique du Sud désormais passée, qui laisse « entrevoir des signes encourageants ». Cela dit, même s’il se montre moins dangereux, Omicron entraîne tout de même « des syndromes grippaux assez forts et une augmentation conséquente des hospitalisations », a-t-il tenu a ajouté. Rappelons également que pour l’heure, le nouveau variant ne donne aucun signe d’accalmie et reste l’incarnation du virus la plus contagieuse avec près de 300 000 contaminations journalières en France. 

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  • Les jeunes Ougandais de retour à l’école

Ils sont près de 15 millions de jeunes à avoir repris le chemin de l’école aujourd’hui en Ouganda en Afrique de l’Est. Cela faisait près de deux ans que tous les établissements scolaires du pays avaient fermé leurs portes en raison de l’épidémie de coronavirus. Une mesure gouvernementale assez stricte, lorsque l’on constate que le nombre de décès causés par le Covid s’élève à 3357 pour une population comptant près de 46 millions d’habitants. L’Etat Ougandais souhaite tout de même continuer à serrer la vis malgré la réouverture de ses écoles. John Muyingo, ministre ougandais de l’Education, a indiqué que « des protocoles très stricts ont été mis en place dans tous le pays pour assurer un retour en classe des enfants en toute sécurité ».  

Une politique rigoureuse qui n’est pas au goût de tous. Nombreuses sont les organisations de défense des droits des enfants à avoir dénoncé « la plus longue fermeture d’écoles jamais observée dans le monde ». L’ONG Save the Children a critiqué ces mesures en pointant du doigt le retard pris sur les cours donnés aux élèves et averti sur le risque de décrochage scolaire chez certains enfants, la plupart originaires des milieux défavorisés n’ayant pas eu accès aux cours à distance.  

  • Le gouvernement italien serre la vis pour les non-vaccinés

L’Italie avait déjà donné le ton la semaine dernière en introduisant l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans. Aujourd’hui le pays a décidé de s’attaquer aux non-vaccinés avec de nouvelles mesures. Ces derniers ne pourront, par exemple, plus manger au restaurant, ni prendre l’avion pour voyager à l’intérieur du pays. Un renforcement des restrictions envers les personnes non-vaccinées qui survient face à l’augmentation des infections dans le pays tournant autour des 200 000 cas de contaminations journaliers depuis près d’une semaine. Il faudra également se munir d’un passe vaccinal jusqu’au 31 mars, un test négatif n’étant plus accepté, pour loger dans un hôtel, se rendre à la salle de sport ou encore se déplacer en bus, trains et navires. 

 

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Seuls sont les personnes exemptées de telles mesures, les habitants non-vaccinés des petites îles italiennes, qui craignaient de se retrouver en « exil forcé » par ces nouvelles restrictions. Les bateaux et les avions étant les seuls moyens de quitter leurs terres et d’y revenir, pourront, quant à eux, continuer à se déplacer grâce à un test négatif jusqu’au 10 février. Le Premier ministre, Mario Draghi, devrait s’adresser aux Italiens concernant de nouvelles mesures dans les jours qui viennent.  

 

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