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mardi, juillet 5, 2022

Radu Lupu, poète du piano

DISPARITION – L’interprète roumain a retiré les mains du clavier. Il comptait parmi les plus importants pianistes du XXe siècle.

Quand les mains d’Alfred Cortot n’existeront plus, Chopin mourra une seconde fois», avait dit Stefan Zweig à propos du grand pianiste français. Avec le décès de Radu Lupu, on peut en dire autant de Beethoven, Schubert, Schumann et Brahms. Car le soliste roumain, qui vient de s’éteindre à l’âge de 76 ans à Lausanne, était beaucoup plus qu’un pianiste. Plus, même qu’un musicien. C’était un poète de la musique, doublé d’une sorte de prophète, par la voix duquel on avait parfois l’impression que les compositeurs nous parlaient directement. Il emportera ses secrets avec lui puisqu’il ne donnait jamais d’interview et voulait avant tout qu’on le laisse tranquille, refusant le jeu médiatique et mondain avec autant d’obstination farouche que sa grande compatriote Clara Haskil.

Il naît le 30 novembre 1945 à Galati, dans la Moldavie roumaine. Après avoir fait ses débuts en public à l’âge de douze ans, il est mis entre les mains de deux femmes qui furent parmi les plus grandes pédagogues du Conservatoire…

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