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lundi, mai 16, 2022

Philippe Jaroussky, une nouvelle voie

En cette après-midi de la fin avril, l’avenue Montaigne est bercée comme à son habitude par le flot routinier des voitures. Rien, pas même le pas pressé de quelque serial shoppeuse quittant le Triangle d’Or à la hâte, ne laisse présager qu’un drame vient de se plaisanter dans les sous-sols de l’une de ses plus célèbres adresses. Au 15 de l’avenue, Sesto vient d’assassiner férocement Tolomeo, le meurtrier de son père. Sa vengeance enfin assouvie explose dans un aria triomphateur («La giustizia») dont les aigus souverains vous transpercent le cœur, comme son glaive celui de Ptolémée. Sous son costume de Sextus, le contre-ténor Franco Fagioli jubile. À la baguette, son homologue Philippe Jaroussky, lui, transpire… «Avec Franco, il y a toujours quelque chose qui se fait sur le moment, explique-t-il une demi-heure plus tard, dans l’ascenseur qui mène au couloir des loges. Entre hier et aujourd’hui, il a complètement changé ses récitatifs. C’est électrisant, et, en même temps, vous n’avez pas intérêt…

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