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dimanche, juillet 3, 2022

Omicron : constate-t-on de nouveaux symptômes chez les enfants, comme en Allemagne ?

Omicron touche-t-il davantage, et différemment, les enfants que les précédents variants ? Dur à déterminer pour le moment. Différemment, c’est ce que laisse penser le directeur médical de l’hôpital Saint-Augustin, près de Bonn, en Allemagne. « On constate que les enfants infectés ont souvent des troubles gastro-intestinaux, ou une maladie générale. Ils ont l’air d’avoir eu un empoisonnement du sang, comme une septicémie. […] En effet les maladies respiratoires les plus graves, telles qu’on avait pu voir lors de la première vague, n’existent plus », peut-on lire sur le site Euronews, qui reprend les propos de Gerd Horneff. « Je n’ai rien noté de particulier, pas de nouveaux symptômes par rapport aux autres variants », contredit Romain Basmaci, secrétaire général de la Société française de pédiatrie. Quant à la question du davantage, le médecin, contacté par L’Express, convient « qu’il y a un peu plus d’enfants hospitalisés, mais peu de formes graves ». 

Plus d’hospitalisations chez les enfants

A la mi-janvier, 552 enfants de moins de 10 ans étaient hospitalisés en France, diagnostiqués positif au Covid-19. Selon les dernières données de Santé Publique France, le chiffre était similaire début février. Même s’il reste modeste, c’est un record depuis le début de la pandémie. Deux raisons l’expliquent. La première : le variant Omicron est « plus contagieux chez les adultes comme chez les enfants. Il y a plus d’enfants positifs, donc plus d’hospitalisés. C’est la même logique pour les adultes. Il n’y a pas de débordements pour autant », note le pédiatre de l’hôpital Louis-Mourier, à Colombes, qui appelle à « rester vigilant ». La deuxième : seuls 3% des 5-11 ans sont actuellement vaccinés. 

Il est également difficile d’attribuer toutes les hospitalisations à l’unique variant Omicron. À l’AFP, Santé Publique France soulignait que l’identification de cas « co-infectés » avec le virus respiratoire syncytial (responsable de la bronchiolite) et le Covid-19 « peut rendre difficile l’imputabilité de la sévérité à l’un ou l’autre des virus ». D’après l’autorité sanitaire, l’analyse des cas pédiatriques « n’est pas en faveur d’une gravité accrue » du Covid-19 « chez les enfants, à ce jour ». De plus, « il est encore trop tôt pour anticiper quel sera l’impact du variant Omicron ». 

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Davantage d’anxiété et de dépression

Pour Romain Basmaci, en revanche, l’impact général de la pandémie est déjà palpable sur la santé mentale des plus jeunes. « C’est majeur depuis un an et demi. On voit beaucoup plus de cas de dépressions, d’anxiété, de tentatives de suicide », pointe le pédiatre. Dans son dernier avis rendu le 19 janvier dernier, le Conseil scientifique écrivait que « le nombre de passages aux urgences pour gestes suicidaires pour les moins de 15 ans reste globalement élevé comparativement aux deux années précédentes, de même pour les troubles de l’humeur (syndromes dépressifs) ». L’enchaînement des confinements, déconfinements, des diverses et multiples restrictions provoque « une instabilité qui est extrêmement lourde pour les plus jeunes, et qui augmente les inégalités. Il faut faire en sorte que les enfants gardent un cadre de vie stable, un cadre scolaire, de loisirs. Qu’ils maintiennent un équilibre le plus normal possible », ajoute le secrétaire général de la Société française de pédiatrie. 

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Petit pas dans cette direction, en attendant mieux : le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a ouvert, dimanche, la voie à un assouplissement du protocole à l’école. 

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