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jeudi, août 18, 2022

David Grimal, un violon sur le toit du monde

PORTRAIT – Héritier d’une famille connue de tous les passionnés de l’Empire romain et de l’Égypte, le violoniste atypique promène dans le monde son génie et son ensemble Les Dissonances en cultivant un esprit mousquetaire: tous pour un, un pour tous.

Authenticité: ce mot auquel s’accroche David Grimal dans ses pérégrinations de violoniste atypique est aujourd’hui banalisé par des modes molles. Mais lorsque Les Dissonances entrent en lice, qu’archets et vents se lancent, sans chef, dans Mozart, Schubert, ou Chostakovitch, on y croit, car quelque chose d’inhabituel soulève musiciens et public, partout enthousiaste. L’ensemble, à géométrie variable, dont Grimal a eu l’idée en 2004, porte un nom qui peut agresser: «Pourtant, dit-il, la dissonance, c’est l’accord parfait, le progrès.» Et ce groupe, «allégorie d’une collectivité positive, où chacun est pleinement lui-même, mais libre de partir», il ne le dirige pas, il l’aiguille. «Tous les éléments du jeu sont fournis avant, contrairement aux concerts traditionnels où seul le chef décide de ce qu’il faut faire. Je pose juste le point d’acupuncture sur les failles, à chacun ensuite de donner sa mesure. Pour ma part, quand j’entre en scène, je marche sur les braises, puis je m’écrase, on joue…

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