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vendredi, juillet 1, 2022

Zorba le Grec, Les enfants du Pirée… Les musiques éternelles de Mikis Theodorakis

Le grand compositeur grec, qui vient de disparaître à l’âge de 96 ans, a su inventer des airs envoûtants devenus depuis les symboles modernes de la culture hellène.

Apprends-moi à danser… La scène où Anthony Quinn initie Alan Bates à un envoûtant sirtaki dans le chef-d’œuvre de Cacoyannis est inoubliable. Le thème principal de la bande originale du film Zorba le Grec (1964), composée par Mikis Theodorakis, est devenu l’air de musique grecque le plus connu au monde, symbolisant ce pays jusqu’au cliché tout en contribuant à populariser sa musique à l’étranger.

Encore souvent joué dans les boîtes à touristes, ce morceau accompagne dans le film de Michael Cacoyannis un «sirtaki», danse inventée pour l’occasion, en fait une forme simplifiée de la combinaison de deux styles: le «hassapiko» et le «zeïbekiko».

«Cacoyannis est venu un jour me dire : demain, nous tournerons la scène finale. Pour elle, j’ai besoin d’une danse lente, d’un hassapiko, qui deviendra de plus en plus rapide. Nous tournerons la scène en playback», racontait à propos de ce titre Mikis Theodorakis sur un site Internet qui lui est consacré.

Theodorakis aimait raconter le moment magique de l’enregistrement de sa danse historique: «Je suis allé avec trois musiciens dans le studio et j’ai repris la mélodie d’un autre film: Faubourg des rêves, une danse crétoise qu’Anthony Quinn aimait beaucoup, et j’en ai fait une improvisation, toujours avec l’idée d’écrire plus tard une composition spécifique pour la scène. Mais quand nous voyons le résultat, la danse sur cet air est tellement irrésistible que nous n’y changeons plus rien.»

Ce thème connaîtra un succès phénoménal et contribuera à populariser le bouzouki à travers le monde, ouvrant la voie à un intérêt croissant pour la musique grecque et notamment le rebetiko, musique lente et triste.

Les enfants du Pirée, l’autre chef-d’oeuvre

Et comme un autre titre emblématique, Les enfants du Pirée de Manos Hadjidakis pour le film Jamais le dimanche (1960), il accompagnera aussi l’essor touristique de la Grèce dans ces années d’ouverture du pays, qui connaîtra un brutal coup d’arrêt avec la dictature des Colonels (1967-1974).

En guise d’hommage au talent de compositeur de Mikis Theodorakis, Le Figaro vous transporte au pays d’Ulysse et des héros d’Homère au rythme de la danse de Zorba et des enfants du Pirée, chanté par Dalida.

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