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mercredi, juillet 6, 2022

Vingt ans après le décès d’Aaliyah, ses premiers albums bientôt disponibles sur fond de querelles familiales

L’oncle et ancien directeur du label de la chanteuse a annoncé la sortie de: One in a Million, Aaliyah et de deux albums posthumes. Sa mère et son frère ont dénoncé: «une initiative sans scrupule».

32 millions d’albums vendus dans le monde, deux albums certifiés double disques de platines aux États-Unis, Aaliyah a laissé une empreinte indélébile sur la scène musicale mais reste absente des plateformes de streaming. L’artiste -qui avait signé en maison de disques à douze ans- est tragiquement décédée dans un accident d’avion aux Bahamas à 22 ans, le 25 août 2001. Depuis sa disparition, une bataille à couteaux tirés se joue entre son oncle et ancien manager Barry Hankerson et ses ayants droit, sa mère Diane et son frère, Rashad. Cette longue querelle familiale a été remise sous le feu des projecteurs lorsque son oncle et directeur du label Blackground a annoncé la sortie de l’intégralité du catalogue de l’artiste sur les plateformes de streaming, à partir du 20 août et deux albums posthumes inédits.

A ce jour, seul le premier album d’Aaliyah: Age is nothing but a number est disponible sur des plateformes comme Spotify, contrairement à One in a Million (1996) et Aaliyah (2001), ses deux derniers albums certifiés disque double de platine. Depuis deux décennies, les tentatives de rééditions de ces disques sont restées vaines, pour des raisons obscures. Entre Barry Hankerson -qui par l’intermédiaire de son label- possède les droits de ses albums et le reste de sa famille, les tensions sont palpables. Cette sortie impromptue, vingt ans après le décès de la chanteuse, n’a fait que raviver les tensions.

Les représentants de la succession d’Aaliyah ont dénoncé «une initiative sans scrupule», «sans transparence ou compte rendu complet à la succession» et ont promis de «continuer à nous défendre et à défendre l’héritage [d’Aaliyah] en respectant la loi». Un des avocats qui défend la famille de la chanteuse a mis en cause Blackground qui aurait bloqué la sortie de ces albums. «Depuis le début des années 2000, seul le premier album d’Aaliyah Age Ain’t Nothing But a Number a été entièrement disponible à la vente (…) le reste de son catalogue, qui inclue beaucoup de démos, a été inexplicablement retiré à son public par Blackground Records», a-t-il affirmé.

De son côté, Barry Hankerson dans une longue interview pour Billboard a rejeté la faute sur la mère d’Aaliyah. «En tant que parents, Je comprendrais qu’elle ne voudrait pas que la musique sorte. Parce que qui veut entendre la voix de sa fille décédée ? Donc quand elle me l’a dit, j’ai dit, “OK, on ne la sort pas. Je ne sais pas quand mais un jour nous le ferons”», a-t-il expliqué.

Pour l’heure, les ayants droit de la chanteuse n’ont pas indiqué s’ils comptaient bloquer la sortie des albums de la chanteuse. Presque vingt ans après sa mort, l’ombre d’Aaliyah continue de planer. Et l’issu de ce long conflit familial reste profondément incertaine.

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