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jeudi, août 18, 2022

Variant Omicron : ce que nous apprend la première étude sur le risque de réinfection

Le brouillard se dissipe autour d’Omicron. La nouvelle souche du virus SARS-CoV-2 suscite une grande inquiétude depuis une semaine. De par son profil génétique particulier – une trentaine de mutations de la protéine Spike – et de sa très rapide percée en Afrique du Sud, où il a été découvert à la mi-novembre. Les premières analyses à son sujet ne sont pas très rassurantes. 

Une étude de scientifiques sud-africains révèle ce vendredi que le risque d’attraper une nouvelle fois le Covid-19 est accru avec le variant Omicron. Ces travaux se fondent sur l’analyse de 35 670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions d’individus ayant été testés positifs en Afrique du Sud. Entre le 1er et le 27 novembre, le risque de réinfection constaté était trois fois supérieur par rapport aux vagues liées aux variants Bêta et Delta. 

« Le variant Omicron est associé à une capacité substantielle d’échapper à l’immunité d’une infection préalable », conclut l’étude, rendue disponible jeudi sur le site de pré-publication medRxiv, mais qui n’a pas été encore vérifiée par des pairs. Elle est toutefois déjà saluée comme de « haute qualité » par de nombreux scientifiques extérieurs. Elle ne permet pas, en revanche, de juger si Omicron résiste mieux aux vaccins que ses prédécesseurs. 

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« Nous n’avons pas d’information sur le statut vaccinal des individus dans nos données, et donc nous ne pouvons pas en tirer de conclusion sur la capacité d’Omicron à échapper à l’immunité induite par les vaccins », a averti sur Twitter Juliet Pulliam, de l’université sud-africaine Stellenbosch, et auteure principale de l’étude.  

Des symptômes moins graves

Cette résistance à l’immunité acquise via une infection ne présage rien de bon. « Cette analyse est effectivement inquiétante, l’immunité d’infections précédentes étant relativement facilement contournée », a jugé Michael Head, de l’université de Southampton. « Tout cela n’est-il qu’une fausse alerte ? Cela a de moins en moins l’air d’être le cas. »  

« Nous pensons qu’une infection antérieure ne protège pas contre Omicron », avait plus tôt déclaré Anne von Gottberg, spécialiste des maladies infectieuses à l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD).  

Selon les premières observations, les personnes re-contaminées par ce variant présentaient toutefois souvent des symptômes moins graves, a précisé la scientifique. Les vaccins, eux, devraient rester efficaces contre les formes graves de la maladie, a-t-elle par ailleurs estimé. Mais la majorité des experts restent pour le moment largement prudents sur le sujet. 

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Le variant, présent à ce jour dans au moins 22 pays selon l’OMS, dont la France, qui a officiellement enregistré ses premiers cas en métropole jeudi. Omicron a pour l’instant surtout été détecté dans quatre pays africains : Ghana, Nigeria, Botswana et Afrique du Sud. Le nombre de cas officiels de Covid-19 a augmenté de 54% sur le continent sur les sept derniers jours par rapport aux jours précédents, en raison de la hausse exponentielle des contaminations en Afrique du Sud. Il y a deux semaines, ce pays signalait quelque 300 cas par jour. Mercredi, il a signalé 8561 nouveaux cas, contre 4373 la veille. 

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