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mercredi, juillet 6, 2022

Trois questions sur le traitement à l’essai d’AstraZeneca pour prévenir le Covid-19

Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca a annoncé ce vendredi des résultats encourageants pour un traitement contre le Covid-19. Celui-ci permet, selon ses créateurs, de réduire fortement le risque de développer une forme symptomatique de la maladie chez les patients fragiles.  

Ce traitement par anticorps, dont le nom de code est AZD7442, lancé il y a un an, n’avait toutefois auparavant pas montré son efficacité sur les personnes déjà exposées au virus. Mais en l’administrant avant d’être en contact avec le virus, les résultats sont là, explique AstraZeneca dans un communiqué. 

Les détails sur ce nouvel espoir face à la maladie en trois questions. 

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  • Comment fonctionne-t-il ?

Il s’agit d’une combinaison de deux anticorps à action prolongée (LAAB), administrés par voie intramusculaire, et qui ciblent la protéine S (dite Spike), qui permet au virus de pénétrer dans les cellules. « AZD7442 a été optimisé à l’aide de la technologie exclusive d’extension de la demi-vie YTE d’AstraZeneca, qui pourrait permettre jusqu’à 12 mois de protection contre le Covid-19 », ajoute la société dans son communiqué.  

  • A quel point est-il efficace ?

Il s’adresse en premier lieu aux personnes immunodéprimées, ou ne répondant que très peu aux vaccins existants. D’après AstraZeneca, selon des données de phase 3 – c’est-à-dire des essais cliniques de grande ampleur destinés à mesurer sa sûreté et son efficacité – avant contact avec le virus, le traitement réduit de 77% le risque de développer une forme symptomatique au sein de ce public. 

AstraZeneca indique même qu’il n’y a eu aucun cas sévère de Covid-19 ou de décès. A l’inverse, dans le groupe placebo, il y a eu trois cas de Covid-19 sévère, dont deux décès, a précisé la firme. 

Les essais de cette étude baptisée « Provent », réalisés en Espagne, en France, en Belgique, au Royaume-Uni et aux États-Unis, ont porté sur 5197 participants, dont 75% présentaient des comorbidités.  

  • Comment pourrait-il être utilisé, et quand ?

« Avec ces formidables résultats, AZD7442 pourrait être un outil important dans notre arsenal pour aider les gens qui pourraient avoir besoin de davantage qu’un vaccin pour retrouver des vies normales », souligne Myron Levin, professeur à l’Université du Colorado aux États-Unis et en charge de l’essai. 

« Nous avons besoin d’autres approches pour les personnes qui ne sont pas bien protégées par les vaccins contre le Covid-19 », a complété Mene Pangalos, haut responsable d’AstraZeneca, qui promet de publier des données supplémentaires sur les essais plus tard cette année. 

Le laboratoire précise qu’il va déposer un dossier auprès des autorités de santé pour obtenir une utilisation d’urgence ou une validation sous conditions du traitement, dont le développement est financé par le gouvernement américain. 

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Une étude de ce même traitement AZD7442, « Storm Chaser », n’avait en revanche pas montré d’efficacité chez les patients ayant été en contact avec le virus mais non-vaccinés, ne réduisant que de 33% les infections symptomatiques. Une autre, également en phase III et nommée « Tackle », mesure ses effets contre la mortalité, après infection. Celle-ci est toujours en cours. 

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