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jeudi, août 18, 2022

Novavax : ce qui différencie le nouveau vaccin approuvé en Europe des précédents

Et de cinq. L’Agence européenne des médicaments a autorisé ce lundi pour les plus de 18 ans le vaccin contre le Covid-19 développé par le laboratoire américain Novavax. Avec ce nouveau sérum, les Etats membres comptent désormais cinq vaccins dans leur arsenal de lutte contre la pandémie : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson&Johnson et le petit dernier Novavax. La Commission européenne a déjà conclu un contrat avec Novavax pour l’achat anticipé de 200 millions de doses de son vaccin une fois qu’il aura été approuvé par l’EMA. 

  • Une technologie différente

C’est l’une des caractéristiques qui pourrait changer la donne auprès des derniers réfractaires du vaccin contre le Covid-19. Le vaccin de Novavax, baptisé Nuvaxovid, est, à l’instar de vaccins infantiles déjà largement utilisés, un vaccin dit « sous-unitaire », à base de protéines qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus. La technologie est similaire à celle utilisée dans les vaccins contre l’hépatite B et la coqueluche, vieux de plusieurs décennies, qui sont largement utilisés dans le monde. 

Pfizer et Moderna sont eux des vaccins à ARN messager, une technologie innovante qui consiste à injecter dans l’organisme des brins d’instructions génétiques qui dictent aux cellules du patient ce qu’il faut fabriquer pour lutter contre la maladie. L’un des premiers arguments des antivax et des personnes refusant le vaccin est que la technologie ARN en est encore au stade expérimental. AstraZeneca et Johnson & Johnson utilisent quant à eux la technologie innovante du vecteur viral : ils prennent comme support un type de virus très courant appelé adénovirus, qui a été modifié pour transporter dans l’organisme des informations génétiques permettant de combattre le Covid. 

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  • Un transport et un stockage plus simples

Le sérum peut être stocké à une température d’entre 2 et 8°C, ce qui pourrait faciliter sa distribution, notamment dans les pays moins développés. Le dispositif Covax l’a d’ailleurs bien compris. En février dernier, l’entreprise américaine Novavax s’est engagée à mettre à disposition du programme international de vaccination 1,1 milliard de doses de son vaccin.  

« Cet accord permet à la Facilité Covax de se rapprocher de son objectif de livrer deux milliards de doses en 2021 et d’élargir la gamme de vaccins à notre disposition pour constituer un portefeuille de vaccins adaptés à toutes les situations et tous les contextes », avait déclaré le Dr Seth Berkley, directeur exécutif de l’Alliance du Vaccin (Gavi) qui co-pilote avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), le dispositif Covax. 

  • Des résultats prometteurs…mais uniquement avec la souche originelle

En juin, le géant pharmaceutique avait présenté les résultats d’essais cliniques sur quelque 30.000 personnes aux Etats-Unis et au Mexique, qui ont montré une efficacité de 90,4% contre la maladie, et de 100% contre les cas graves à modérés. Toutefois, l’étude n’avait pas porté sur le variant Delta qui était encore peu répandu à l’époque. Quant au variant Omicron, apparu ces dernières semaines, il n’en a forcément pas été question. 

Nuvaxovid est administré en deux injections, généralement dans le muscle de la partie supérieure du bras, à 3 semaines d’intervalle. Les effets indésirables observés avec le sérum dans les études étaient généralement légers ou modérés, et ont disparu quelques jours après la vaccination.  

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  • Une adaptation plus difficile aux variants

Contrairement aux vaccins ARN, le vaccin de Novavax sera plus difficilement adaptable aux variants. « Les vaccins à protéine recombinante sont plus longs à adapter aux variants, car il faut recultiver in vitro la protéine qui a muté. En comparaison, les vaccins à ARN se contentent de réécrire le nouveau code génétique muté, ce qui prend quelques semaines à peine », expliquait il y a quelques mois Sandrine Sarrazin, immunologue au centre d’immunologie de Marseille-Luminy, à La Croix. 

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