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jeudi, juin 30, 2022

« Les promesses ne suffisent pas » : 227 revues médicales poussent à agir pour le climat

Elles publient tous les jours les expériences les plus importantes menées sur le virulent SARS-CoV-2 et bien d’autres virus. Les revues médicales les plus prestigieuses de la planète s’associent cette fois pour évoquer un problème tout aussi important. The Lancet, l’East African Medical Journal, le Chinese Science Bulletin, le New England Journal of Medicine, l’International Nursing Review ou encore le National Medical Journal of India, lancent ce lundi un message d’alerte concernant le réchauffement climatique. 

« La plus grande menace pour la santé publique mondiale est l’échec continu des dirigeants mondiaux à maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C et à restaurer la nature », résument-elles. 

A l’aube de l’ouverture de la COP26, prévue le 1er novembre à Glasgow, et avant une dernière réunion à l’Assemblée générale des Nations Unies, les « promesses ne suffisent plus ». Au total, 227 revues – soutenues par plus de 20 autres – appellent les gouvernements à tout faire pour maintenir l’augmentation des températures à +1,5°, comme convenu dans les Accords de Paris, en 2015. Afin de ne pas aggraver les dommages causés sur la santé de millions de personnes. Le texte s’inscrit dans la continuité du récent rapport du Giec, le groupe d’experts du climat de l’ONU, qui a averti début août à une accélération du phénomène et à une « alerte rouge » pour l’humanité. 

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« Au cours des 20 dernières années, la mortalité liée à la chaleur chez les personnes âgées de plus 65 ans a augmenté de plus de 50 %. Des températures plus élevées ont entraîné une augmentation des déshydratations et des pertes de fonction rénale, des malignités dermatologiques, des infections tropicales, des problèmes de santé mentale, des complications de la grossesse, des allergies, des morbidités cardiovasculaires et pulmonaires », listent les cosignataires. « Les préjudices affectent de manière disproportionnée les plus vulnérables, y compris les enfants, les populations plus âgées, les minorités ethniques, les communautés les plus pauvres et les ceux qui souffraient déjà de problèmes de santé. » 

Des coûts compensés « facilement » par les bénéfices

Les auteurs de cette tribune prennent en compte les efforts de réduction des émissions de CO2, mais aussi de protection de la biodiversité. « Il est encourageant de constater que de nombreux gouvernements, institutions financières et entreprises établissent des objectifs pour atteindre zéro émission nette, avec des objectifs pour 2030. Le coût des énergies renouvelables diminue rapidement. De nombreux pays entendent protéger au moins 30% des terres et des océans du monde d’ici 2030. »  

Mais les revues médicales estiment que d’autres plans, plus précis, et à plus court terme, peuvent être menés. « Les gouvernements doivent intervenir pour soutenir la refonte des systèmes de transport, des villes, de la production et de la distribution de nourriture, des marchés pour les investissements financiers, des systèmes de santé et bien plus encore », disent-elles de concert, cinglant au passage la « stratégie actuelle consistant à échanger des technologies sales contre des technologies plus propres ». 

Ces investissements produiront d’énormes bénéfices, notamment des emplois de qualité, une réduction de la pollution atmosphérique, une augmentation de l’activité physique et une amélioration des habitats et des régimes alimentaires, selon les scientifiques. Et ils compensent « facilement » les coûts de réduction des émissions. L’urgence, finalement, devrait être la même que celle associée au Covid-19. 

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Les revues médicales demandent ainsi aux pays les plus aisés de tenir la promesse de verser 100 milliards de dollars pour cette cause chaque année. Et plus encore d’ici 2025. Parce qu’ils le doivent, tout simplement. Pour le professeur Lukoye Atwoli, rédacteur en chef de l’East Africa Medical Journal et co-auteur de la tribune, « les pays à faible et moyen revenu sont de tout temps ceux qui ont contribué le moins au changement climatique ». Et pourtant, « c’est sur eux que pèsent lourdement ses effets indésirables, notamment en matière de santé ». 

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