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jeudi, juin 30, 2022

Le festival Passe ton Bach d’abord de retour à Toulouse pour une édition ouverte sur le monde

Prévue en juin 2020 et plusieurs fois repoussée, la 13e édition du festival qui célèbre Jean-Sébastien Bach se tient jusqu’à dimanche à Toulouse.

Faire découvrir à tous et sans effort la musique d’un des plus grands et des plus exigeants compositeurs de l’histoire. C’est le leitmotiv de Passe ton Bach d’abord. Depuis 2008, le festival propose une balade musicale à travers les rues de Toulouse. Souvent gratuites, toujours à petits prix – les concerts payants sont tous à six euros – ces représentations de trente minutes sont autant d’occasions de se familiariser avec une œuvre colossale.

Portée depuis le début par la passion sans borne du directeur musical Michel Brun, cette édition a pour thème «Bach Monde». De l’Amérique du Sud à l’Afrique, de l’Afghanistan à l’Espagne en passant par la Chine, cette édition ne se cantonne pas à un simple hommage dans le cadre parfois rigide de la musique classique. Dans un communiqué, les organisateurs expliquent avoir voulu «créer un évènement refusant l’opposition entre instruments d’époques et instruments modernes, entre musique classique et musiques actuelles, entre performance historiquement informée et musique traditionnelle».

«Une chasse au trésor»

Tout le week-end, le public est ainsi invité à une «chasse au trésor» à travers les rues de la ville rose. En arpentant l’hypercentre, les Toulousains pourront facilement enchaîner les concerts, en tous lieux et à toute heure.

Parmi les lieux les plus insolites, l’hôpital Purpan et la gare Matabiau accueilleront vendredi 24 septembre une représentation au piano de la part des élèves du conservatoire de Toulouse. Le samedi à 16h, c’est au tour de la Grand’ Chambre de la Cour d’Appel d’accueillir Japanistan, une relecture japonisante des airs les plus connus de Bach. Dans le patio de l’illustre librairie Ombres Blanches, une conférence Bach To Africa reviendra sur la vie d’Albert Schweitzer, pasteur et médecin exilé au Gabon qui reçut le Prix Nobel de la Paix en 1952, et accessoirement, admirateur sans borne de Bach.

Point d’orgue du festival, la Passion selon Saint-Jean revisitée par l’ensemble baroque de Toulouse. Pour clôturer les festivités, cette œuvre majeure aura les honneurs de la Halle aux Grains, l’épicentre de la musique classique toulousaine.

Programmation complète. Présentation d’un passe sanitaire obligatoire pour les représentations en lieu clos.

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