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mardi, juillet 5, 2022

Le courant passe avec Corpo elettrico

CRITIQUE – Le concerto pour violon de Luca Francesconi est la grande réussite du festival Manifeste de l’Ircam.

Les compositeurs ont de la chance d’avoir, en la personne de la violoniste Patricia Kopatchinskaja, une musicienne prête à repousser les limites de son instrument. De l’édition 2021 du Festival Manifeste, rendez-vous annuel où l’Ircam s’affiche comme lieu de création et non seulement de recherche, on retiendra comme un point culminant la première de Corpo elettrico, concerto pour violon de Luca Francesconi. L’orchestre est installé dans sa disposition traditionnelle, le chef (Maxime Pascal) est là, la soliste aussi. Tout est réuni pour un concerto où un instrument dialogue avec un orchestre. Même le fait que la violoniste ait les pieds nus n’est pas inhabituel : c’est la tenue préférée de «PatKop».

L’œuvre commence par un récitatif de violon aux harmonies modales, empreintes de mélancolie. Bientôt, l’orchestre y joint sa propre voix, à l’écriture ciselée par Francesconi, qui s’entend comme peu d’autres à concilier modernité et expressivité. Les deux sont tantôt en fusion, tantôt en

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