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samedi, juin 25, 2022

Covid-19 : ce qu’il faut retenir des nouvelles projections de l’Institut Pasteur

L’Institut Pasteur reste optimiste, mais prudent. Alors que la décrue de l’épidémie se poursuit dans les hôpitaux et que le rythme de la vaccination est toujours élevé, les chercheurs ont publié lundi leurs nouveaux modèles pour la France. Dans cette projection à court terme des besoins hospitaliers pour les patients Covid-19, le modèle de la fondation française « anticipe une baisse des admissions à l’hôpital et des besoins en lits dans les jours qui viennent » au niveau national et dans les régions métropolitaines. « Dans les régions d’outre-mer, les effectifs étant faibles, nos projections restent très incertaines », précise l’Institut Pasteur dans cette mise à jour du 7 juin. 

L’Institut Pasteur modélise une baisse de l’ensemble des indicateurs liés aux hospitalisations pour les quatorze prochains jours de juin : les admissions journalières à l’hôpital comme en soins critiques devraient poursuivre leur décrue, tout comme le nombre de lits occupés, aussi bien en hospitalisation conventionnelle qu’en soins critiques. 

Mais attention, prévient la fondation française : « La levée de certaines restrictions le 9 juin pourrait faire évoluer ces tendances rapidement. » Passage du couvre-feu de 21 heures à 23 heures, ouverture partielle des salles intérieures pour les bars et restaurants, télétravail assoupli, ou encore augmentation du nombre de spectateurs et visiteurs à 65% de la capacité initiale des cinémas, théâtres et musées contre une jauge fixée à 35% lors de la phase 1, le 19 mai : les professionnels de la santé ne cachent pas leurs inquiétudes sur la levée partielle des restrictions pour la phase du 2 du déconfinement. 

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« Tous les indicateurs sont au vert »

Cette deuxième phase a été rendue possible par la nette amélioration des conditions sanitaires observée à partir de début mai, liée selon le gouvernement à l’accélération de la vaccination. « Tous les indicateurs sont au vert, l’incidence [nombre de nouveaux cas enregistrés sur une semaine] est en dessous de 100 (pour 100 000 habitants), la situation continue de s’améliorer fortement sur l’ensemble du pays », a estimé dimanche sur BFMTV le ministre de la Santé, Olivier Véran.  

Le nombre de patients à l’hôpital et dans les services de réanimation était de nouveau en baisse lundi, selon les données publiées par Santé publique France. Au total, 14 323 malades du Covid-19 étaient hospitalisés, contre 14 525 la veille et 16 596 une semaine auparavant, précise l’agence sanitaire. Les services de soins critiques ont accueilli 97 nouveaux malades en 24 heures. Le nombre total de malades du coronavirus dans ces services était en baisse à 2472 patients, contre 2527 la veille. Cet indicateur crucial était repassé sous la barre des 3000 le 30 mai et a diminué de plus de moitié depuis son pic de fin avril, au plus fort de la troisième vague de l’épidémie. 

Lors de sa précédente mise à jour, publiée le 22 mai dernier, l’Institut Pasteur indiquait que si le cap de la décrue actuelle était maintenu, et si la vaccination gardait le même rythme, l’été ne devrait pas être le théâtre d’un rebond épidémique, malgré la présence de différents variants sur le territoire. « Si l’on réussit à maintenir le rythme actuel de décrue des infections et hospitalisations jusqu’au 9 juin tout en maintenant ou augmentant le rythme de vaccination, on ne s’attend pas à observer cet été de reprise importante de l’épidémie liée au variant B.1.1.7 [communément appelé variant anglais] sous les conditions de contrôle qui avaient été mises en oeuvre durant l’été 2020 », expliquait le document. 

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Mais l’Institut Pasteur appelait déjà à la prudence, précisant que l’étape du déconfinement entamée le 19 mai, marquée par la réouverture des terrasses et des commerces, pouvait faire évoluer la situation, et pas dans le bon sens. « Si la décrue s’arrête suite à la deuxième étape du calendrier de réouverture le 19 mai et que les taux de transmission repartent à la hausse dès cette date, la situation épidémiologique durant l’été est plus incertaine. Dans ce scénario, un rebond épidémique cet été ne pourrait être exclu ». 

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