15.4 C
Londres
samedi, juin 25, 2022

Covid-19 : 3 questions sur le vaccin franco-autrichien de Valneva attendu pour la fin de l’année

Une arme de plus contre le Covid-19. Le laboratoire franco-autrichien Valneva a annoncé lundi avoir commencé la soumission progressive de sa demande d’autorisation de son candidat-vaccin contre le Covid-19 auprès des autorités de la santé britannique. Une nouvelle qui intervient un peu plus d’un an après ses premiers contacts avec le Royaume-Uni qui à ce jour a commandé 100 millions de doses à livrer en 2021 et 2022. 

« Nous avons entamé très tôt les discussions avec les autorités françaises, mais le gouvernement britannique a été le premier à nous faire une proposition complète », racontait l’été dernier, à L’Express, Franck Grimaud, le co-fondateur et directeur général de l’entreprise dont le siège se situe près de Nantes (Loire-Atlantique). 

La Commission européenne, en janvier, disait de son côté envisager l’achat de 60 millions de leurs doses. « Les discussions avec l’Union européenne sont toujours en cours », selon Franck Grimaud. Que sait-on sur l’avancée de ce candidat-vaccin aujourd’hui ? Les détails en trois questions. 

  • Quand pourrait-il être disponible ?

Valneva espère « qu’une autorisation initiale pourrait lui être accordée d’ici la fin 2021 » pour la mise sur le marché, de l’autre côté de la Manche.  

Des essais sont toujours en cours. « VLA2001 [le nom du vaccin, NDLR] est actuellement testé au Royaume-Uni dans le cadre d’un essai pivot de Phase 3, « Cov-Compare » (VLA2001-301), dont les premiers résultats sont attendus au début du quatrième trimestre 2021″, précise l’entreprise dans un communiqué. Valneva a également lancé début en août « un essai complémentaire » en Nouvelle-Zélande, auprès de personnes de plus de 56 ans.  

  • Sur quelle technologie repose-t-il ?

Le laboratoire utilise un vaccin à virus désactivé, une technologie plus classique que celles des vaccins actuellement approuvés dans l’Union européenne : Pfizer-BioNTech et Moderna, qui sont à ARN messager, et AstraZeneca et Johnson & Johnson, qui fonctionnent par vecteur viral. 

Contre le Covid-19, seuls les vaccins chinois Sinovac et Sinopharm utilisaient cette méthode. Mais ils sont critiqués pour leurs efficacités moindres par rapport aux vaccins à ARN messager (Pfizer-BioNTech / Moderna). 

Le virus désactivé, ici celui du Covid-19, demeure une méthode traditionnelle, bien éprouvée, sécurisée. « Les vaccins inactivés ou inertes sont des vaccins qui ont perdu tout pouvoir infectant par procédé physico-chimique. Ils sont donc exempts de tout risque infectieux », rappelle le site professionnels.vaccination-info-service, développé avec les autorités sanitaires. Les vaccins à virus désactivé sont notamment utilisés contre la grippe, l’hépatite A, la poliomyélite ou encore la rage. Plusieurs doses ou rappels seront probablement nécessaires pour développer une immunité efficace. 

  • Que sait-on pour le moment sur son efficacité ?

« Sur la base (…) des essais de phase I et II, on espère avoir un vaccin qui soit efficace de manière supérieure à 80%. Il va falloir le démontrer dans l’essai de phase III », destiné à prouver l’efficacité réelle d’un traitement avant une éventuelle mise sur le marché et qui est toujours en cours, a déclaré Franck Grimaud sur la chaîne BFM Business.  

L’efficacité serait donc inférieure aux vaccins à ARN messager, comme ceux de Pfizer/BioNTech ou de Moderna, qui tournent autour des 95%. Mais elle serait supérieure à celle des vaccins AstraZeneca et Johnson et Johnson, qui fonctionnent par vecteur viral et se situe entre 60 et 70%.  

L’entreprise demeure confiante. Début avril, à la fin de sa phase 2, celle-ci faisait état de résultats convaincants : « VLA2001 a été fortement immunogène avec plus de 90% des participants à l’étude développant des niveaux importants d’anticorps contre la protéine Spike du virus SARS-CoV-2 dans tous les groupes vaccinés », écrivait-elle dans un communiqué. Le tout, sans graves effets secondaires recensés. 

L’application L’Express

Pour suivre l’analyse et le décryptage où que vous soyez

Télécharger l’app

« Il y a tout un tas de paramètres pour avoir un bon mixte dans le vaccin entre son efficacité, son innocuité, son délai de protection, sa durée entre les deux premières doses et la nécessité d’un rappel… », a rappelé prudemment Franck Grimaud, sur BFM Business. Ce dernier vise également, par ce type de méthode, « une partie de la population plus hésitante sur les nouvelles technologies » vaccinales ainsi que dans les pays où l’accès aux vaccins est toujours difficile. 

Opinions

Chronique

Albert Moukheiber

Chronique

Par le Pr Gilles Pialoux

Chronique

Pierre Assouline

Economie

Emmanuel Lechypre

Les dernières nouvelles
Nouvelles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici