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jeudi, août 18, 2022

Anthroposophes, crudivoristes, évangéliques… Les nouvelles menaces sectaires

Souvenez-vous. Dans les années 1990, l’Ordre du Temple solaire, la scientologie ou le Mandarom faisaient l’actualité. Face aux dérives sectaires, l’Etat avait alors réagi avec la création d’un Observatoire interministériel sur les sectes en 1996, qui débouchera en 2002 sur la naissance de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Dans Le nouveau péril sectaire (Robert Laffont), les journalistes Timothée de Rauglaudre et Jean-Loup Adénor évoquent les mutations en cours, avec une « ubérisation » du phénomène sectaire. Là où il concernait souvent des structures très fermées regroupées autour d’un gourou, internet et les réseaux sociaux ont changé la donne. Autre évolution majeure: l’emprise se fait aujourd’hui beaucoup moins sur les questions de spiritualité que sur la santé ou le bien-être. Comme le résume Serge Blisko, ancien patron de la Miviludes, « Dieu y a été remplacé par la nature. Et un certain nombre de charlatans se sont engouffrés là-dedans ».  

Aujourd’hui, près d’un demi-million de Français vivraient sous emprise sectaire. Timothée de Rauglaudre et Jean-Loup Adénor ont notamment enquêté sur Thierry Casasnovas, l’anthroposophie, les évangéliques ou les communautés charismatiques catholiques, avec des témoignages choc. Ils s’interrogent aussi les phénomènes d’entrisme, et lancent un cri d’alarme sur l’avenir de la Miviludes. La République aurait-elle déposé les armes face au phénomène sectaire? Entretien.  

L’Express : Pourquoi avoir consacré une enquête à ce que vous nommez le « nouveau péril sectaire »?  

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Timothée de Rauglaudre : À l’occasion d’une précédente enquête sur les « thérapies de conversion » (1), nous nous sommes rendu compte que la question était passée sous le radar des pouvoirs publics. Seule la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) s’en préoccupait encore. Mais elle a été un temps menacée de suppression. L’Etat comme les médias se sont désintéressés de ces sujets, notamment car l’islamisme radical occupait tout l’espace. Pour autant, les communautés à tendance sectaire n’ont pas disparu, bien au contraire, même si elles se sont transformées.  

Le youtubeur Thierry Casasnovas, qui se présente comme un miraculé du crudivorisme, est-il emblématique de ces évolutions ? Plus de 600 signalements ont été reçus à son sujet par la Miviludes en trois ans… 

Jean-Loup Adénor : Oui, il représente bien ces nouvelles dérives, avec ce que nous nommons des « gourous ubérisés ». Les grands mouvements à tendance sectaire des années 1990, comme l’ordre du Temple solaire, ont disparu, ou ont perdu en influence comme la scientologie. Contrairement à ces structures très fermées, Thierry Casasnovas passe principalement par Youtube. Son discours ne semble de prime abord nullement spirituel. Il parle de bien-être, de santé et d’alimentation. Il met aussi en avant son propre mythe, à savoir que grâce à l’alimentation crue, il aurait été sauvé de graves maladies. Par la force d’une « révélation », il aurait trouvé le chemin de la guérison à 33 ans, l’âge du Christ.  

Ce qui surprend quand on enquête sur lui, c’est qu’à quel point il est difficile de trouver des personnes acceptant d’en parler. Ceux qui le côtoient ou l’ont côtoyé ont peur. France 5 a recueilli le témoignage d’une jeune femme racontant l’emprise qu’il a eue sur sa vie. Quelques jours plus tard, elle apparaissait dans une vidéo à ses côtés. Il a expliqué qu’elle avait été manipulée par les médias. Depuis, elle ne veut absolument plus parler. De tous les mouvements sur lesquels nous avons travaillé – Témoins de Jéhovah, anthroposophie, scientologie, évangéliques… – , c’est vraiment la communauté autour de Casasnovas dans laquelle nous avons trouvé l’ambiance la plus pesante, avec une vraie capacité de mobiliser des troupes pour menacer les personnes qui prendraient la parole dans les médias. 

« Si son fils se faisait frapper, c’est qu’il aurait commis une faute dans une vie antérieure »

Vous avez aussi enquêté sur l’anthroposophie, mouvement longtemps méconnu des Français, mais qui est de plus en plus critiqué dans les médias… 

T.d.R. Aujourd’hui, les mouvements à tendance sectaire ne sont plus forcément centrés autour d’un gourou. L’anthroposophie, comme les écoles Steiner-Waldorf qui lui sont associées, n’a pas de leader mondial. Ce qui n’empêche pas qu’il puisse y avoir une forte emprise. L’un des témoignages qui nous a le plus choqués durant cette enquête, c’est celui de Carla, mère d’un enfant dyspraxique et dysgraphique. Comme son fils n’était pas bien traité dans l’école publique, elle s’est mise en quête d’une pédagogie alternative plus proche des besoins de son fils. Elle est tombée sur Steiner, pensant qu’il s’agissait d’une pédagogie similaire à Montessori. Elle a été séduite par une école en pleine nature, avec beaucoup de dessins et de place laissée aux activités artistiques. Mais peu à peu, elle a découvert qu’il y avait un caractère ésotérique et spirituel qui n’était pas assumé, avec des paroles de Rudolf Steiner récitées comme une prière le matin, des fêtes saisonnières à l’image de la très ésotérique « Spirale de l’Avent »…  

Au fil des mois, elle comprend que son fils était brutalisé par les autres enfants et un professeur, et complètement ostracisé. On lui répond alors qu’elle devrait faire un travail sur elle-même. La fondatrice lui explique même que les cours de récréation sont très peu surveillées, car les enfants y reproduiraient « l’ordre cosmique » et que si son fils se faisait frapper, c’est qu’il aurait commis une faute dans une vie antérieure. On a entendu des choses similaires dans d’autres établissements, y compris celui ouvert par l’ancienne ministre de la culture Françoise Nyssen à Arles. L’emprise, c’est cela : l’impossibilité pour les adeptes de critiquer la doctrine. Derrière une bienveillance affichée, on peut se retrouver pris au piège…  

J.-L. A. Ce qui est frappant avec l’anthroposophie et les écoles Steiner-Waldorf, c’est à quel point la spiritualité est déguisée. Quand on interroge la Fédération Steiner, ils répondent que ce sont des cas spécifiques montés en épingle par la presse. Mais on a encore vu cet été une école Steiner-Waldorf fermée par le rectorat à Bagnères-de-Bigorre. Bien sûr, des enfants peuvent aussi être victimes de maltraitance dans l’école publique. Mais la différence, c’est que personne ne dira qu’il y a un ordre cosmique. Cela change tout.  

« La série du Monde sur l’anthroposophie est un formidable coup de pub pour le mouvement »

Le Monde a publié cet été une série d’articles sur l’anthroposophie, très critiquée pour son approche jugée complaisante. Les accusations de dérives sectaires y sont écartées, et les journalistes ont plutôt présenté la France comme étant trop « cartésienne » et laïque face à un mouvement spirituel comme l’anthroposophie… 

J.-L. A. J’ignore comment et pourquoi cette série a été faite. Mais cela montre que la stratégie des anthroposophes fonctionne. Leur objectif, c’est la respectabilité. Cette série d’articles présente l’anthroposophie comme une simple spiritualité, et les écoles Steiner comme les produits d’une véritable pédagogie, ce qui est faux. Rudolf Steiner n’était nullement un spécialiste de la pédagogie. C’est quelqu’un qui croyait aux forces de l’esprit, et qui voulait appliquer ses croyances à l’éducation des enfants. Cette série publiée par Le Monde est en tout cas un formidable coup de pub pour le mouvement, avec la photo de Rudolf Steiner en première page, présenté comme un « penseur alternatif ». La biodynamie, elle aussi lancée par Steiner, applique la même stratégie que les écoles. On fait passer des choses ésotériques, comme le respect des rythmes lunaires ou planétaires et des préparations obtenues en laissant de la bouse de vache dans des cornes, pour des méthodes scientifiques, alors que celles-ci n’ont aucun fondement rationnel. Le Congrès d’agriculture biodynamique de 2018 a même évoqué deux forces du mal, à savoir « Ahriman et Lucifer »… 

T.d.R. L’anthroposophie a une vraie influence dans le milieu économique. Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, a par exemple converti le célèbre château d’Yquem à la biodynamie. Mais on voit aussi l’influence en politique. En octobre 2020, Michèle Rivasi a participé à un événement organisé par les médecins anthroposophes, où était vanté l’usage du gui pour soigner le cancer, selon les préconisations de Rudolf Steiner. Mais le plus surprenant, c’est le cas de Marc Guillaume, ancien secrétaire général du gouvernement, qui a oeuvré pour des producteurs biodynamiques en Bourgogne. Notons que quand la Miviludes a été condamnée par le tribunal administratif pour avoir mentionné la médecine anthroposophique dans son guide « Santé et dérives sectaires », il n’y a jamais eu d’appel, alors que l’Etat le fait toujours par principe. Or, c’est bien le secrétaire général du gouvernement qui en est responsable. 

Des structures plus verticales, comme la scientologie, semblent avoir de plus en plus de mal à recruter de nouveaux adeptes… 

J.-L. A. La scientologie est quasiment devenue une agence immobilière. C’est une machine à fric. Leur nouveau centre à Saint-Denis a été acquis pour la bagatelle de 33 millions d’euros dans l’optique des Jeux Olympiques. Je doute qu’ils aient une influence sur les jeunes de banlieue. Ils veulent montrer un centre puissant, mais qui dans les faits est une coquille vide, afin de s’adresser à des personnes très riches. 

T.d.R. La scientologie est devenue plus élitiste. Elle n’est plus dans le recrutement de masse. Internet comme différentes enquêtes leur ont fait beaucoup de mal, en révélant que la pseudo-spiritualité scientologue, qui a longtemps été gardée secrète et pour laquelle les adeptes doivent payer cher, sort d’un roman de science-fiction, avec une fédération intergalactique et des âmes extraterrestres répandus par des bombes à hydrogène… 

« Les Témoins de Jéhovah ne respectent pas le principe de pouvoir quitter sans pression un culte »

Qu’en est-il des Témoins de Jéhovah? Sont-ils toujours aussi actifs ?  

J.-L. A. Le groupe revendique 120 000 fidèles en France, mais il semblerait qu’ils aient beaucoup de mal à garder les jeunes. Nous montrons dans le livre le calvaire des « excommuniés ». Chez les Témoins de Jéhovah, quand on cherche à quitter le mouvement ou quand on commet une faute grave, on est exclu. Simon, qui a connu cette expérience, nous a raconté que c’est un deuil sans cesse renouvelé, car il ne peut plus parler à son frère. C’est un processus terrible et une véritable mort sociale, car les Témoins de Jéhovah vivent de manière très refermée sur leur communauté. 

L’organisation se réfugie derrière la liberté des croyants de ne plus fréquenter les apostats. Mais il est écrit noir sur blanc dans « le Livre des Anciens », une sorte de Code pénal interne à destination des chefs spirituels, qu’adresser la parole à un apostat ou à un excommunié, c’est prendre soi-même risque de l’excommunication, sauf si l’on habite sous le même toit. Ce ne sont donc pas des décisions personnelles, mais bien des règles communautaires. Les témoins de Jéhovah sont très procéduriers. Ils ont réussi à être reconnus par la Cour européenne des droits de l’homme comme religion grâce aux principes de la liberté religieuse. Sauf qu’ils ne respectent pas le principe de pouvoir quitter sans pression un culte. En Belgique, ils ont d’ailleurs été condamnés pour cela. 

Vous avez également enquêté sur les évangéliques, le groupe religieux suscitant – selon les derniers rapports de la Miviludes – le plus d’inquiétudes liées à des dérives sectaires, loin devant le bouddhisme, le catholicisme ou l’islam… 

T.d.R. Les évangéliques, c’est le protestantisme poussé à l’extrême, avec la multiplication de structures non centralisées. Le mouvement a explosé à l’échelle mondiale, et en France, des églises sont en plein essor dans les quartiers populaires. Les évangéliques assurent qu’une église ouvre tous les dix jours. Dans cette nébuleuse, on retrouve des dérives sectaires en nette augmentation ces dernières années. Il y a aujourd’hui un discours assurant que l’adhésion d’une église au CNEF (Conseil national des évangéliques de France, qui regroupe 70% des églises évangéliques du pays, NDLR) serait un certificat de bonne conduite. Nous nuançons cette affirmation. Dans leur grande majorité, les structures qui font l’objet de signalements auprès de la Miviludes sont effectivement non adhérentes. Il y a des « mégaéglises » qui se trouvent en marge du CNEF, comme Charisma ou le Centre d’accueil universel, originaire du Brésil et dont les leaders soutiennent Bolsonaro.  

Ces structures prêchent l’Évangile de la prospérité, à savoir que ceux qui donnent beaucoup à leur église obtiendraient richesse, succès et bonne santé ; à l’inverse, la pauvreté s’expliquerait par un manque de foi et de contribution financière. Mais des églises reconnues par le CNEF peuvent aussi connaître de dérives, car le seul mécanisme de contrôle, c’est un droit d’interpellation entre fédérations d’églises. Les dérives y sont plus subtiles que dans une structure comme Charisma, mais nous avons le témoignage de deux anciens évangéliques, dont un ancien pasteur, évoquant un véritable contrôle sur leur vie et un rapport discutable à la guérison miraculeuse. Ces églises envisagent souvent l’homosexualité comme une perversion spirituelle. Il ne faut pas oublier que les évangéliques sont les principaux promoteurs des « thérapies de conversion ».  

J.-L. A. Toutes proportions gardées, dans les quartiers populaires, ce phénomène évangélique rappelle quand même celui de l’islam radical, avec n’importe quelle personne qui peut s’improviser comme religieux, et voit les jeunes comme un terrain de recrutement. Quand il n’y a aucun contrôle, cela peut donner lieu à des dérives importantes.  

« La radicalisation islamiste correspond à une dérive sectaire »

Justement, que faites-vous de l’islamisme ?  

J.-L. A. Charline Delporte, président de l’association CAFFES (Centre national d’accompagnement familial face à l’emprise sectaire) avait vu monter l’islamisme radical, bien avant Charlie Hebdo ou le Bataclan. Elle se souvient du cas d’une maman séparée de son mari qui s’était converti à l’islam radical, et qui avait emmené leur petit garçon de 5 ans faire le djihad en Irak. Selon elle, on retrouve de nombreux éléments de l’emprise sectaire. Elle a vu des femmes se voiler, adopter une religion ultra-rigoriste et partir en Syrie. Elle a alerté les pouvoirs publics, mais on lui a répondu que c’était une chasse gardée des Renseignements généraux. L’ancien président de la Miviludes Georges Fenech a lui aussi été confronté à ce traitement très différent des affaires liées à l’islam radical. Selon lui, c’est une erreur : la radicalisation islamiste correspond à une dérive sectaire, avec les mêmes phénomènes à l’oeuvre. Il aurait fallu traiter le problème à la racine… 

Alors que la Miviludes semblait être condamnée, la structure a été relancée par Marlène Schiappa. Qu’en pensez-vous ?  

T.d.R. Le paysage sectaire s’est énormément diversifié et fractionné. Il est difficile pour les pouvoirs publics de traiter cela. Mais depuis dix ans et la fin du mandat de Georges Fenech, il est clair qu’il y a eu une baisse de budgets et d’effectifs à la Miviludes. Quand nous avons commencé notre enquête, les associations parlaient de « dissolution », alors que la Miviludes avait été rattachée au ministère de l’Intérieur. Il y a eu une vraie période de flou, jusqu’à ce que Marlène Schiappa n’annonce en février son « renforcement ». Pourtant, au niveau des conseillers, la tendance est toujours à la baisse des recrutements ne s’est pas inversée jusqu’ici. Surtout, il y a une perte d’autonomie politique. Certes la Miviludes a conservé son caractère interministériel, mais alors qu’elle était sous l’autorité directe du Premier ministre, elle est maintenant sous le ministre de l’Intérieur, la ministre déléguée à la citoyenneté et le CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation). Pour la première fois, la personne à sa tête – la magistrate Hanène Romdhane – est seulement cheffe de service, et non secrétaire générale ou présidente. C’est une vraie perte de statut. Quelqu’un comme Georges Fenech pouvait contourner les préfets et communiquait directement avec les médias. C’était un électron libre. Aujourd’hui, tout est verrouillé. Hanène Romdhane ne nous a même pas répondu pour ce livre…  

« Derrière la rhétorique antivax, il y a souvent une vision spirituelle de l’homme et de la nature »

Marlène Schiappa a créé une polémique en participant au podcast « Métamorphose », qui fait la part belle aux naturopathes, guérisseurs et chamans, dont Thierry Casasnovas… 

J.-L. A. C’est de la méconnaissance, voire de l’incompétence. C’est sûrement une bourde, mais elle est lourde.  

T.d.R. Dans ce livre, nous défendons le modèle français de lutte contre les dérives sectaires qui est en train de s’effondrer. La Miviludes est un extraordinaire instrument, qui n’existe nulle part ailleurs. Il serait vraiment dommage de s’en priver, ou de lui faire perdre son indépendance. Alors que le phénomène sectaire a explosé et muté, comme on l’a vu durant la crise sanitaire du Covid, alors qu’un discours mystique se diffuse notamment autour des questions de santé, les instruments de l’Etat pour lutter contre ces phénomènes s’avèrent plus faibles qu’il y a dix ans. C’est pour cela que nous tirons la sonnette d’alarme.  

Y a-t-il un lien entre ces groupes et l’opposition vaccinale ?  

J.-L. A. On présente souvent le courant antivax comme étant soit d’extrême droite, soit d’extrême gauche. Mais ce prisme politique est réducteur. Derrière la rhétorique antivax, il y a souvent une vision spirituelle de l’homme et de la nature. On retrouve cela aussi bien dans des courants écologistes proches du New age que chez les catholiques intégristes. Il s’agirait de ne pas troubler la façon dont l’homme a été créé, par la nature ou Dieu. La science ne ferait qu’aggraver les choses. C’est pareil quand on regarde les discours complotistes de figures comme Casasnovas, Tal Schaller ou Jean-Jacques Crèvecoeur. L’idée, c’est que face à la maladie, il suffirait d’armer l’humain, c’est-à-dire de bien manger ou d’éviter le stress. Et les traitements médicaux ou le vaccin ne serviraient à rien.  

T.d.R. Nous avons passé du temps au village d’Eourres, au fin fond des Hautes-Alpes, où se concentrent des adeptes de l’anthroposophie, de la naturopathie ou du chamanisme. Un village aux confins de l’ésotérisme et de l’écologie. Une nouvelle habitante nous a raconté se soigner en chantant, et refuser la vaccination. « On ne tombe jamais malade quand on est heureux » a-t-elle fini par nous dire. C’est caractéristique de la pensée New Age, qui estime que la maladie est une conséquence de la société industrielle. Mais c’est aussi un discours horriblement culpabilisant pour les malades.  

(1) « Dieu est amour » (Flammarion) 

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« Le nouveau péril sectaire », Jean-Loup Adénor et Timothée de Rauglaudre (Robert Laffont, 340 p., 21,50 €). 

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