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mercredi, septembre 28, 2022

Manifestation anti-pass : les soignants en première ligne

Le dixième acte de la manifestation des   anti-pass, anti-vaccins a connu un succès mitigé ce samedi. Ils étaient environ 400, contre 1 000 en juillet, à exprimer leur mécontentement dans les rues de la cité des images.  Cette semaine, c’est surtout le sort des soignants qui alimentait toutes les conversations.

En effet depuis le 15 septembre, tout le personnel des établissements de santé, mais également les pompiers, les membres de la sécurité civile…ont l’obligation d’être vaccinés ou d’avoir au moins reçu une dose pour pouvoir continuer à exercer leur métier. Les réfractaires à la vaccination, soit environ 10% des personnes concernées, au niveau national, continuent à choisir suivant leurs convictions de ne pas se faire vacciner.

Même vacciné, on n’a pas plus de liberté

Peu de soignants pourtant acceptent de témoigner, uniquement sous couvert de l’anonymat, par, disent-ils, « crainte de représailles au travail ». C’est le cas de deux soignants d’un centre hospitalier du département des Vosges. Ils ont fait le choix de se mettre en arrêt maladie depuis quelques jours. «  Plus la date du 15 septembre approchait, plus nous, et certains de nos collègues ne dormions plus, ne mangions plus angoissés par l’avenir. Certains tombent en dépression. D’autres parlent même de se foutre en l’air. Ce ne sont que de jeunes mères de familles qui se demandent ce qu’elles vont devenir. Nous ne voulons pas nous faire vacciner. On n’a pas assez de recul. Comment peut-on vacciner une population avec un vaccin expérimental qui n’a pas encore d’autorisation de mise sur le marché. Nous sommes contre à cause des nombreux effets secondaires comme les thromboses, les dérèglements hormonaux, maux de tête en permanence…On n’est pas contre la vaccination, on est contre le pass. On nous vole notre liberté et c’est soi-disant le pass qui devrait nous la redonner. Si le vaccin n’était pas expérimental, on n’aurait plus besoin de masques ».

Plus loin un phytothérapeute, toujours anonyme, est également réfractaire à la vaccination. « 53% de mes patients sont issus des professions médicales. Notre savoir est mis de côté. Il est temps d’arrêter de faire la chasse aux sorcières. Le vaccin n’a donné aucune preuve d’efficacité alors que nous avons, dans notre profession toutes les preuves que notre thérapie est efficace à 100%. Seulement nous proposons des solutions pas chères mais il y a conflit d’intérêt avec la Haute Autorité de Santé (HAS). On a à faire à une logique de l’argent ».

Même au sein des manifestants, les avis restent partagés. Le point d’accord se situe au niveau du pass sanitaire  que tous regrettent au nom de la liberté individuelle.

 

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