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mercredi, septembre 28, 2022

À l’Opéra de Paris, Œdipe tire le fil mythologique

CRITIQUE – Pour son entrée au répertoire, le chef-d’œuvre réputé inclassable de Georges Enesco est mis en scène par Wajdi Mouawad. Un récit fluide et lisible mais sans effet coup de poing.

Nicolas Joel en rêvait, Alexander Neef l’a fait: revoici enfin l’Œdipe de Georges Enesco à l’Opéra de Paris. Créé en 1936 au Palais Garnier, le chef-d’œuvre inclassable du plus français des compositeurs roumains vient de faire son entrée au répertoire de l’Opéra Bastille et d’y obtenir un succès public réconfortant. Car l’œuvre n’est pas facile à défendre. Ni tout à fait française, ni franchement balkanique, sa musique crée des climats envoûtants par ses harmonies inclassables, qui s’éloignent de tout schéma classique sans paraître dissonantes. Enesco y a mis toute son âme, parfois maladroitement, mais on ne peut qu’être touché par cet opéra qui reconstitue le parcours d’Œdipe, de Corinthe à Colone. Malheureusement, la tension dramatique y est faible, talon d’Achille de tant de musiciens qui ont rêvé d’opéra mais n’avaient pas le sens du théâtre.

Pour sa seconde tentative sur une scène lyrique, le grand metteur en scène de théâtre Wajdi Mouawad, pour qui la tragédie grecque n’a aucun secret,

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