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mercredi, septembre 28, 2022

À l’ombre de Renaud

CHRONIQUE – Le rebelle à mèche blonde est devenu un élément du patrimoine populaire et a trouvé une place sur la grande fresque nationale.

«Tu sais, je chante très faux. Par contre, je joue très mal de la guitare », disait le jeune Renaud dans les années 1970. Casquette de poulbot sur la tête, et accordéoniste à ses côtés, il poussait la chansonnette dans les cours d’immeubles du XIVe arrondissement de Paris. Cinquante ans plus tard, la Philharmonie de Paris consacre au « chanteur énervant » une remarquable rétrospective. Sacrilège ! aurait-on entendu dans les années 1980. Aujourd’hui, ce sont toutes les générations qui déambulent paisiblement devant ses cahiers d’écolier, son premier roman, « L’Enquête du commissaire Maigrelet », écrit à 10 ans, les photos du Ballon rouge dans lequel Renaud enfant apparaît avec son frère, une vieille Motobécane, la réplique du fétiche arumbaya, une pochette de Coco Boer, les clous dorés écrivant Lolita dans le dos d’un blouson de cuir. Le rebelle à mèche blonde est devenu un élément du patrimoine populaire, l’anarchiste fustigeant la veulerie de ceux qui peuplent « l’Hexagone »

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