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mercredi, septembre 28, 2022

Covid-19 : quatre questions sur le variant Iota désormais présent en Guadeloupe

En Guadeloupe, l’heure de l’allègement des mesures sanitaires a sonné. Depuis vendredi, il n’est plus obligatoire de porter le masque en extérieur et les restaurants, salles de sport et casinos ont pu rouvrir leurs portes au public.  

Toutefois, une inquiétude persiste. Si « la situation épidémique reste plutôt favorable », d’après Valérie Denux, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS), « l’inquiétude de la semaine, ce sont les variants », a-t-elle prévenu, avec, outre la présence déjà détectée des variants sud-africain et brésilien, celle de « deux nouveaux variants, le variant indien, variant Delta » et « le variant Iota ou variant dit californien qui est arrivé via une personne qui venait de Saint-Martin ». 

Quelles sont ses caractéristiques ?

Appelé variant Iota, le variant B.1.526 du coronavirus est composé de deux mutations significatives : la mutation E484K, qui peut aider le virus à échapper aux anticorps, et qui est présente chez les variants Beta et Gamma (respectivement détectés en Afrique du Sud et au Brésil) et la mutation S477N, qui peut aider le virus à se lier plus étroitement aux cellules humaines, précise le New York Times. 

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Où a-t-il été détecté jusqu’à présent ?

C’est en novembre 2020 à New York que ce variant a été repéré pour la première fois. Il s’est ensuite multiplié aux Etats Unis, pour représenter, au mois de février suivant, une séquence virale sur quatre détectée dans la ville, selon le New York Mag. En avril, il était présent dans au moins 48 Etats américains et 18 pays. Aujourd’hui, il a été repéré dans plus de quarante pays, selon l’outil Lignée Pango, qui met en oeuvre la nomenclature dynamique des lignées SARS-CoV-2.  

Comment est-il arrivé en Guadeloupe ?

Le cas importé en Guadeloupe est arrivé de Saint-Martin. Selon le dernier rapport de l’Agence régionale de Santé (ARS) Guadeloupe, datant du 16 juin, « aucun cas secondaire n’a été détecté parmi les contacts à risque identifiés. Il s’agit du premier cas détecté dans les Antilles françaises à ce jour. »  

En revanche, la Guadeloupe est « le premier territoire touché aux Antilles » par le variant Delta (détecté en Inde). « Six cas ont été dénombrés en raison de la venue de personnes depuis la métropole pour un enterrement », et 18 cas contacts sont suivis selon l’ARS. 

Quelle menace représente-t-il ?

Si l’OMS classe ce variant dans les variants d’intérêt, selon la classification des autorités sanitaires françaises, – Variants préoccupants (VOC), Variants à suivre (VOI), Variants en cours d’évaluation (VUM) – le variant Iota fait partie des « VUM ». Ce qui signifie qu’il y a une « absence d’éléments virologiques, épidémiologiques ou cliniques probants en faveur d’un impact en santé publique en France, malgré la présence de mutations retrouvées chez un ou plusieurs variants d’intérêt/à suivre », explique Santé publique France. 

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Par ailleurs, ce variant, était précédemment classé VOI. « En effet, les données épidémiologiques disponibles sur le variant Iota, qui a émergé aux Etats-Unis, montrent une nette diminution de sa détection aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde après un pic atteint début avril, témoignant d’une moindre compétitivité par rapport à d’autres variants très présents en France et à l’international, en premier lieu desquels le variant Alpha », soulignent dans leur rapport du 16 juin le CNR Virus des infections respiratoires et Santé publique France. « Aucun signal en faveur d’une diffusion de ce variant n’a été détecté à ce stade ». 

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